2018, C’est compliqué pour les complémentaires Santé

On a noté en 2017 un léger mieux pour le domaine des complémentaires santé, ce n’est pas le cas pour 2018 avec un premier semestre plus que chaotique.

En effet, depuis 2015 on note une faible croissance mais une croissance quand même pour les complémentaires santé. Les taux de croissance ne dépassent pas les 2 % et cela n’est pas en voie d’amélioration d’après les premiers chiffres recueillis au premier semestre 2018.

En effet, nous subissons actuellement un taux d’inflation d’un peu moins de 1% alors que la croissance des complémentaires n’excède pas 0.1%.

Une base en évolution

Pour le premier quart de 2018 les indicateurs suivent le même tracé que ceux de 2017. Celui que nous allons regarder avec le plus d’attention est la TSA (Taxe de Solidarité Additionnelle). On notera que la base de calcul de cette TSA est en évolution de 2.2% contre 2 % l’année précédente. Cette dernière se voit ainsi affecté 3 nouvelles bases de calcul comme les contrats au premier euro ou encore CIJ responsable et non responsables.
Les évolutions de la TSA ne permettent pas une comparaison précise des deux années concernées par cette étude. Les compagnies d’assurance ont la tâche bien plus compliquée qu’auparavant et il leu est extrêmement compliqué d’être objectives dans leurs analyses. C’est pourquoi cette année des géants comme Axa
France Vie, Generali Vie ou encore Groupama Gan Vie affichent toutes des progressions à deux chiffres.

Les mutuelles mises à l’épreuve pour une nouvelle année :

D’autres éléments de marché rendent les analyses de progression de plus en plus difficiles soulignent les professionnels. En effet, les rapprochements entre les parts d’organismes différents comme AG2R la mondiale et la M
Matmut par exemple.
Cependant, on arrive tout de même à remarquer que les mutuelles dans leurs intégralités sont confrontées à des problèmes et épreuves que ne connaissent pas les compagnies d’assurance. A croire que ces dernière ne connaissent pas la crise !

Quand la base de calcul de toutes les mutuelles frôle les 19 milliards d’euros pour ne représenter que 50.5% du secteur. Ainsi les mutuelles perdent en influence et en parts de marché, on peut donc se demander si elles vont un jour représenter moins de 50% des parts de marché des complémentaires. Les organismes responsables de la prévoyance santé affichent quant à eux une croissance de plus de 3% et les compagnies d’assurance font un bond de plus de 5% dans la balance. Les compagnies pèsent donc aujourd’hui pour 32% de parts de marché, les mutuelles n’ont donc qu’à bien se tenir.

 

(Montants en M€)
Contrats classiques resp.
Contrats classiques non resp.
Contrats art. 998 CGI
Contrats agriculteurs resp.
Contrats agriculteurs non resp.
Contrats au premier euro
Contrats IJ resp.
Contrats IJ non resp.
ASSIETTE TSA
2016 32040 1232,2 470,2 1129,9 11,6 64,6 744,2 499,2 36191,9
2017 33190 1251 254,4 1051,8 16,9 132,7 584,1 509,1 36990,1
Évolution +3,6% +1,5% -45,9% -6,9% +45,8% +105,5% -21,5% 2% 2,2%

Détenteur d’un prêt immobilier quel tarif pour votre assurance ?

Les différents changements de législation ont rendu le monde de l’assurance emprunteur beaucoup plus concurrentiel qu’il ne l’était auparavant. Ainsi, les compagnies doivent changer leurs axes de développement stratégiques pour être d’avantages en adéquation avec les exigences de leur marché.

Depuis le 1er Janvier 2018, les particuliers ont désormais la possibilité de changer leur assurance emprunteur à chaque date anniversaire de signature peu importe la date de signature initiale. Cette mesure a pour conséquence principale d’augmenter de manière significative la concurrence entre les différents acteurs du marché puisque les assurés peuvent s’ils le souhaitent revoir leur tarification et leur couverture tous les ans. Les contrats d’assurance emprunteur sont pour plus de 80% d’entre eux détenus par les banques émettrices des emprunts. Cette législation ouvre donc le champ des possibles aux compagnies et aux courtiers traditionnels qui proposent un large éventail de produits ; cela leur permettra entre autre de générer des ventes croisées entre l’assurance habitation et l’assurance emprunteur par exemple.

Les montages assurantiels et tarifaires possibles :

En effet, pour les particuliers souhaitant souscrire à une garantie décès, il est possible de proposer plusieurs options tarifaires différentes :
– L’option 1 consiste à proposer un tarif fixe qui sera fonction de la durée initiale de l’emprunt ainsi que du montant emprunté. Cette option est la plus courante dans le monde de l’assurance emprunteur. Par exemple, une prime annuelle de 0.05% du montant de l’emprunt pour un prêt d’une durée de 12 ans souscrit à l’âge de 35 ans.

– L’option 2 consiste quant à elle à déterminer la prime d’assurance en fonction du Capital Restant Dû (ou CRD). Le taux est préétabli au moment de la souscription et les mensualités sont dégressives sur la durée du prêt. Par exmple pour notre exemple précédent la prime annuelle sera de 0.09% du CRD.

– L’option 3 est en train de voir le jour depuis quelques temps, et consiste à la détermination de la prime par rapport au CRD mais aussi en fonction de l’âge atteint chaque année par l’emprunteur couvert. La prime annuelle augmente donc tous les ans en fonction de l’âge de l’emprunteur.

Les mêmes techniques de calcul de la prime annuelle sont utilisées également pour l’arrêt de travail.

En tant qu’assureur, la manière de déterminer la prime d’assurance va varier selon deux principaux éléments : le premier va être son taux de risque de rupture du contrat , et le taux de risque de remboursement par anticipation.

NOTA BENE

  1. Le montant de la prime d’assurance peut être défini de plusieurs manières, notamment : la durée du prêt, de l’âge de l’assuré et du Capital Restant Dû.
  2. Le passif des compagnes et des courtiers leur a permis d’établir une liste tarifaire pouvant couvrir les risques encourus lors de la signature des contrats.

Il est important de noter que les options présentées préalablement n’ont qu’un impact très faible sur les taux d’emprunts (TAEG).

Si l’assuré opte pour l’option n°1 quant au calcul de sa prime il aura pour avantage d’avoir des mensualités plus faibles sur les premières années de couverture. Le montant des mensualités demandées par les assureurs est inférieur au risque encouru par ce dernier, la mise en place d’une cotation telle que celle-ci exige donc le montage d’une PRC pour diminuer le delta existant entre les risque pris par l’assureur et le faible montant de la prime.

L’option présentée au préalable et définissant le montant des primes en fonction de l’âge de l’emprunteur et du CRD permet à l’assureur de ne pas créer de PRC puisqu’elle lui permet de se prémunir contre les risques liés au contrat souscrit.

L’option concernant le CRD et l’âge initial de l’emprunteur au moment de la souscription au contrat est pertinente car elle se situe à égal distance entre les deux options présentées ci-dessus. La création d’une PRC est en revanche indispensable sur les dernières échéances du prêt. L’inconvénient majeur pour l’assuré est que les montants de base devant être versés sont plus importants ici que pour les deux autres options de tarification.

La tendance actuelle du marché est à l’augmentation de la durée des prêts ainsi de nos jours il n’est pas rare de voir des durées de prêts de 25 voire même 30 ans.

IMPORTANT

La nouvelle législation entrée en vigueur en 2017 a redistribué complètement les cartes et ouvert à la concurrence le marché de l’assurance de prêt ; les bancassurances n’ont qu’à bien se tenir !

L’analyse des données

Au final, peu importe l’option de cotation choisie par l’assureur, la mise en place de tableaux comme décrits précédemment permet entre autre une élaboration pertinente de grille tarifaire vis-à-vis des risques supportés par l’assureur. La bonne cohésion des différents moyens de recueil de données va permettre par le jeu de divers taux : taux de décès, taux d’arrêts de travail, de reprise de travail, … de créer une base tarifaire solide et en adéquation avec les enjeux du contrat concerné par l’assurance. Les données par ce système peuvent être analysées et exploitées de manière précise même si le nombre d’information recueillie est faible.

Le secret des courtiers : des extranets surdéveloppés.

La réussite de toute activité de courtage aujourd’hui, réside principalement dans la standardisation et l’automatisation de leurs procédures internes autrement dit les extranets. Les courtiers grossistes en prennent donc grand soin et se font une priorité que d’avoir des extranets performants en adéquation complète avec leur activité et leurs axes de développement stratégiques.

Les grossistes ont une volonté non dissimulée de faciliter l’activité de leurs courtiers locaux par le biais de plusieurs actions : augmenter leur autonomie, standardiser les procédures, diminuer les frais fixes et de gestion. Il est important de noter que le groupe Zéphir a axé sa stratégie autour de son extranet et en a véritablement fait son levier de croissance avec 98% de la production de ce courtier concentrée dans son extranet.

Les preuves de l’efficacité de ces plateformes internes sont tellement importantes que les grossistes du secteur comme Ciprès Assurances ou encore Solly Azar les ont définitivement placées au cœur de leur stratégie commerciale. Ainsi, des outils n’ayant que deux ou trois ans d’existence sont remaniés, remis à jour ou complètement refondus afin d’avoir des versions aussi récentes que pertinentes de disponibles pour les utilisateurs et ainsi permettre à ces grossistes d’augmenter définitivement leur visibilité, leur réactivité et leurs parts de marché. Le moindre bug de ces outils peut engendrer en quelques heures des pertes sèches non négligeables pour la société, des équipes compétentes et efficaces doivent donc être allouées à ce pôle complexe et stratégique.

Des grossistes reconnus paris sur une refonte complète de leur système quand d’autres mises sur une évolution progressive et des mises à jour fréquente de leur solution comme Alptis qui est en tête de classement des meilleurs extranets tous les ans et qui pourtant exploite un extranet datant de 2013. Nous parlerons également du grossiste Apivia qui a définitivement investi financièrement et humainement dans son extranet puisqu’il se targue d’avoir une équipe de spécialistes du digital en internes dédiés à ses courtiers et joignables de manière quasi instantanée.

La prise de part de marché et le maintien de ces dernières :

Aujourd’hui au-delà de l’extranet s’il y a bien un aspect à ne pas négliger dans le domaine du courtage en assurances pour les grossistes c’est bien le coaching des courtiers locaux et le soutien dans la mise en place de leur politique commerciale. Ainsi, April au sein de son extranet offre un service totalement inédit et différenciant à ses courtiers en leur offrant la possibilité de créer des campagnes clients, des phoning, emailing, cross-selling, … cela augmente leur visibilité et potentiellement leurs ventes sur leur secteur. En tant que grossiste innovant April a également pris le parti de permettre à ses courtiers d’intégrer leur tarificateur sur le site internet de ces derniers, les particuliers pourront déjà avoir une idée de leur budgets assurantiels en un clic. Et ce ne sont pas les seuls, d’autres grossistes comme AssurOne pour ne citer que celui-ci prennent également le pari de multiplier les services proposés à leur courtier et de se digitaliser de plus en plus.

Pourquoi un tel engouement pour les extranets ?

Il faut noter que ce sont les courtiers pour majorité qui sont à l’initiative de cet engouement pour le développement des extranets. En effet, en tant qu’utilisateurs uniques des extranets des compagnies ou des grossistes ils ont un recul et une utilisation suffisantes des outils pour en faire un jugement et lister les points d’améliorations de ces derniers afin de les rendre d’avantages performants et compatibles avec leur activité au quotidien. En effet, un courtier rapide c’est un courtier qui traite plus de dossier et donc potentiellement qui signe plus de contrats. C’est ainsi que désormais et pour la majorité d’entre eux les courtiers sont consultés par leurs partenaires grossistes pour participer à l’optimisation et aux mises à jour des extranets.

Construire ensemble le courtage de demain

Les grossistes les plus réputés comme ECA, MaXance, et bien d‘autres créent des panels de courtiers au sein de leur société afin de construire ensemble les extranets de demain, pour que ces derniers soient plus performants et correspondent réellement à leur besoins pratiques et répondent aux contraintes qu’ils rencontrent dans leur travail au quotidien.
Les grossistes quant à eux jaugent les besoins des uns, les besoins des autres et font un mix plus ou moins cohérent. Certains vont s’attarder sur le design de leur extranet quand d’autres accorderont plus d’importance à la sécurité ou à l’intuitivité de leur plateforme.
Dans tous les cas, les personnes en charge de l’élaboration des codes courtiers par ces différents procédés auront la possibilité de supprimer, ou de créer et des comptes et des codes à leur guise.
L’extranet a donc toute sa place dans la stratégie de développement des courtiers grossistes ; on est cependant en droit de se demander si le développement systématique de ces extranets ne va pas définitivement couper toute relation entre les assurés et les grossistes au profit des courtiers de proximité ? La perte de contrôle peut-elle être à terme un risque majeur pour les grossistes ?

Les journées du courtage de Paris les 19 et 20 Septembre

Lors des journées du courtage qui se sont déroulées au Palais des Congrès de Paris les 19 et 20 Septembre derniers, la Start Up au parapluie était présente pour le plus grand plaisir des acteurs du secteur.

« Ayant la prétention de devenir incontournables dans le monde de l’assurance et du courtage nous ne pouvions que participer à l’événement incontournable du métier. » affirme le CEO et co-fondateur Easyprice Anouar Nassiri.

« Cela nous a permis de nouer des liens avec les acteurs du marché mais surtout de créer de vrais partenariats sur le long terme. Easyprice s’inscrit dans un développement et dans une mutation digitale du métier de courtier, c’est ce qui en fait assurément son succès. », Kamel Malek SEO et Co-fondateur Easyprice.

Les deux associés et amis de toujours nous le garantissent, EasyPrice nous réserve dans les mois à venir de nombreuses surprises.